Elle part en croisade !

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Je ne suis pas devenue subitement une fervente « défenseuse » des Grandes Croisades…
Non, aujourd’hui je voudrais vous parlez de mes détracteurs, de mes pessimistes, de ceux qui pourrissent mon oxygène… [et un peu de MOI, pour changer… Hum hum]

Pourquoi se défendre

C’est un fait, je suis têtue. Et d’ailleurs, quand j’ai une idée dans la tête, je n’en démord pas. Si fort qu’il est pour moi difficile de concevoir que quelqu’un puisse avoir un avis différent du mien et ça me rend triste, comme dépitée.
Je vais défendre mon idée corps et âme mais à la fin je vais être triste et déçue. Je vais me remettre en question, essayer de comprendre pourquoi cette personne ne veut tout simplement pas comprendre ma vision.

C’est très difficile de trouver la force et la tolérance nécessaire en soi pour admettre tout simplement que personne n’a raison, personne n’a tort. Ce n’est qu’une question d’angle d’attaque, de point de vue.

Cela demande beaucoup/énormément d’énergie. Se défendre verbalement, que ce soit pour ses choix, ses croyances, ses envies… Chaque jour, ce petit combat. 

Comment en ressortons-nous? Plutôt défaitiste, miné, juste envie de tout arrêter. De tout fermer, de ne plus rien partager. Au début, cela partait pourtant d’un bon sentiment. Le partage.

Les débusquer tous un par un

J’ai passé une semaine de coaching en groupe sur le sujet « L’estime de soi » par Le Coaching Ensoleillé (je vous le conseille grassement!). Le jour de l’exercice des détracteurs, j’ai mis le doigts sur un truc monstrueux.

Souvent les détracteurs se manifestent par un collègue, un « ami ». Mais alors la famille… C’est dur d’imaginer que le « cocon », la base, la pierre sur laquelle est basée la vie de chacun d’entre nous soit si complexe à « amadouer ». Qu’elle soit notre plus vif détracteur, notre épée de Damoclès — je pourrai ajouter « le caillou dans la chaussure » (mais à chaque fois que je fais cette comparaison je pense au film « A Tout Jamais » xD).

Oui car si moi je suis têtue. Je le tiens d’eux. Chacun d’entre eux nourrit ses propres convictions, sa propre idée de la vie, ses propres excuses. Et parfois (souvent?), les réunions de familles sont tellement animées par nos idées, nos grandes gueules, que réussir à nous réunir tous une fois de plus est un miracle.

Je n’ai jamais vraiment compris le fossé qu’il y a entre ma famille et moi. Il s’agit ici de la famille au sens élargi, pas seulement le nœud le plus proche (à savoir père/mère/frère/sœur). D’ailleurs je n’aime pas ça.

Si loin d’eux, si proche de moi ?

J’ai eu besoin de m’identifier, de trouver ma place, mon identité au sein de ce groupe social.
Et je sais, si certain d’entre eux lisent ces lignes, ce qu’ils diront. Je suis « snobe », « mademoiselle Je Sais Tout », « égoïste », « ingrate », « immature », « pédante », « intolérante » et j’en passe.

Le problème vient justement de là. Leurs habitudes, leurs excuses.

J’ai la chance aujourd’hui d’être accompagnée par une personne qui brille tellement par son positivisme, sa simplicité, sa joie de vivre — parfois, grâce à cette « lumière » je me pose là et je me dis « tous ça c’est une perte de temps, je perds du temps à penser à eux, à me dire que je suis trop comme ci, ou pas assez comme ça ».

Je dose mes paroles, je soigne mes propos en leur présence. Le résultat reste le même. Leur vie sera-t-elle meilleur ? Non. Leur avis aura-t-il changé ? Non. Alors pourquoi ?

J’ai voulu changer ce que je suis pour eux, de trouver ma place, de rayer l’essence même de ma personnalité pour sentir que je faisais partie de leur ADN.
On m’a toujours dit « la famille est importante ». Aujourd’hui IL m’a dit « la famille, que tu aura choisi, est importante ».

Syndrôme du « Calimero » ou comment foutre en l’air toute idée de bonheur

Pendant le coaching j’ai mis le doigt sur ce qui n’allait pas.
J’entends d’eux « et moi ça va pas parce que… », « JE PEUX PAS, facture, enfants, payer, encore payer… » « la vie est dure tu sais… ».
« J’ai pas le temps » « J’ai des responsabilités moi tu sais » « Tu es jeune, tu comprendras plus tard »
« Quand tu paieras des impôts/un loyer/pour nourrir tes enfants… »
« Tous ça c’est une passade/distraction/lubie passagère/un truc d’ado »
26 ans de négationnisme, pessimisme, d’apitoiement sur leur sort, sur leur vies, leur choix, leur problèmes ! VINGT-SIX ANS.

Mais vous savez, on a TOUS nos problèmes. Oui, on a tous des choses qui vont mal, des soucis et je suis même sûre que chacun d’entre nous peut s’entendre sur le fait qu’il y a pire que nous.

Et donc j’aurai quoi à leur dire aujourd’hui ?
Arrêtez. ARRÊTEZ TOUT ! Enfin surtout de vous lamenter milles fois, sur vous, sur votre vie, sur votre situation. Elle est ce qu’elle est. Le passé est mort. Le futur n’a pas encore vécu, n’existe que le présent. (Merci Eckhart Tolle)
Et le présent vous dit quoi ? Vous êtes vivant ? N’est-ce pas déjà merveilleux de vivre ! Demandez-vous « qu’est-ce que je peux faire d’aujourd’hui pour le rendre merveilleux ».

Je ne demande pas que vous changiez – j’ai compris que ça ne marche pas comme ça. D’ailleurs on m’a assez dit que j’étais la seule à devoir changer (parce que je suis jeune et vous vieux – argument NUL). Seulement laissez-vous le droit d’être optimisme, d’aimer les petites choses, d’aimer les tout petits bonheurs et ceux des autres aussi. Soyez curieux, soyez vivant !

Leur dire tous ça c’est très bien mais on peut pas forcer les gens. C’est pas qu’ils ne peuvent pas c’est qu’ils ne veulent pas. Se trouver des excuses, se lamenter, c’est vivre en « sécurité » (paye ta sécurité quand même), vivre en zone de « confort ». Pour le coup je parlerai plus de zone « connue », là ils ont pied. Comme si je précisais « ah ouais j’ai toujours vécu comme ça, le bonheur ça me fait flipper, je connais pas, je peux pas! ».

Merci pour cet amour

Je suis comme je suis.[Wouhou CAPTAIN OBVIOUS – j’aurai droit à un prix pour cette affirmation ? =3]
Chaque jour j’apprend, chaque jour j’évolue. D’ailleurs dans de nombreuses croyances persistent le fait que l’âme, peu importe son âge, continue d’apprendre. Nous ne serons toujours que des enfants :) !

Chaque jour j’identifie ces « détracteurs », à grand renfort de déception. J’avance tout doucement, je veux croire en moi (je crois aussi en vous). J’espère croire en eux un jour, mais je les laisse à leurs sempiternelles excuses, réflexions et autres minauderies ^^. [Pas le temps, j’ai GN t’façon.]

Je remercie ceux qui brillent par leur présence et leur joie de vivre. Ceux qui sourient, ceux qui rient, ceux qui prennent le temps d’apprécier et de s’émerveiller d’un rien.

Merci à vous.

Elle est Web & App Designer

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Il y a quelques jours, alors que je sautais d’une pensée à une autre, je me suis rendu compte d’une chose AFFREUSE. HONTEUSE. HORRIBLE. IGNOBLE.
Le blog est ouvert depuis Juillet 2015. Donc ce petit bébé a à peu près 9 mois et il a été enrichi de près de 27 articles. Bien bien. MAIS… Je n’ai encore JAMAIS parlé de ma profession.
Je vous rassure, j’en suis contente de mon travail. J’aime la profession que j’ai choisi, alors je vous en parle… Enfin !

Comment en suis-je arrivée là

Il faut savoir qu’une fois mon bac en poche je ne savais pas du tout que je serai un jour « graphiste web » (comme on disait à l’époque). A vrai dire, je me souviens qu’en troisième, avec mes parents, nous avions songé à me déplacer dans une filière STI Arts Appliqués, il se trouvait qu’à ce moment j’avais déjà quelque chose d’un peu artistique dans le sang.

Donc, après mon bac je suis allée en Lettres Modernes, mais je touchais déjà beaucoup à Photoshop, je m’intéressais également beaucoup au web. Toutes mes options étaient dédiés aux nouvelles technologies de la communication (pour quelqu’un en Lettres c’était d’ailleurs très étrange). Et c’est aux alentours de l’année 2011 que je me suis dis qu’il était temps de penser à une reconversion. Et j’ai trouvé le DUT Services et Réseaux de Communication (qui porte super mal son nom – aujourd’hui il s’appelle Métiers du Multimédia et de l’Internet).

Au bout de deux ans de cours sur le marketing, le réseau, la communication, le graphisme, la vidéo, le son, la programmation,… je décrocha mon diplôme (wouhouuu) et je pouvais entrer dans la cour des [grands] graphistes web (ou webdesigner pour les intimes).

Qu’est-ce que je fais

Aujourd’hui mes compétences se sont beaucoup élargies. Bien sur je fais toujours du design de sites internet et j’aime toujours autant en faire, j’ai un peu développé d’ailleurs ce qu’on appelle le design responsive (qui s’adapte d’un écran à un autre – mais toujours sur navigateur web).

Après mes trois premières années dans le métier j’ai appris à aimer le Print – tout ce qui englobe le design sur papier, comme les flyers, les affiches, les faire-parts,…

J’ai très doucement commencé à apprendre le dur métier de créateur de logo. Je n’en suis d’ailleurs qu’au tâtonnement de cet art, car c’est extrêmement complexe. L’univers du branding [qui consiste à gérer l’image de marque] est encore très frais pour moi, mais c’est vrai que créer une image graphique/une marque/une charte est vraiment très intéressant et enrichissant.
J’ai aussi beaucoup amélioré mes compétences en création de design d’application, notamment sous Android (je connais l’univers graphique d’iOS également et je commence à apprendre celui des Windows Phone – quitte à faire des applications, autant ne pas se fermer de portes!), que ce soit sous smartphone que sous tablette. J’ai l’ambition, la tentation je dirais même, d’essayer le design sur montre et sur très grand écran (on pense notamment aux applications TV). C’est vraiment sur la création de design d’application sur tous supports que je souhaite orienter ma spécialité.

Comme dit un tout petit plus haut, j’ai appris à aimer le Print. C’est beaucoup moins architecturale que la création d’une application, raison pour laquelle j’y garde toujours un petit pied. Il y a clairement des libertés artistiques, des orientations typographiques et colorimétriques qu’on peut prendre dans la création d’un support papier. Et même si sur un faire-part il ne faut pas oublier l’imprimeur, la contrainte technique d’une application ou d’un site web est bien plus omniprésente. Alors je garde un peu mon « jardin secret » du Print, même si c’est 15% de ma profession rêvée.

Et ce que je ne fais PAS

Non, je ne prends pas en photos les objets à vendre sur Leboncoin. Ne riez pas, on a déjà cru que je faisais ça, mais désolée de vous décevoir, il faudra que vous preniez vos photos vous-mêmes (mais je suis sûre que vous le faites très bien ^^).

Non, je ne dessine pas toute la journée, d’ailleurs je vais détruire un mythe tous de suite : je ne sais pas dessiner. Et oui c’est possible ! Remarquez que j’estime ne pas savoir dessiner comme les gens se l’imaginent – mais je sais faire de jolies arabesques sur mon cahier (et des fleurs aussi). Mais ça s’arrête là !

Et non, je ne travaille pas gratuitement non plus. Il m’est arrivé de m’engager sur des projets dits « bénévoles » et encore c’était il y a longtemps, et très sincèrement comme je commençais le métier ce n’était franchement pas glorieux. Mais aujourd’hui, je défends ma profession [et ma survie], et comme le disent de nombreux graphistes indépendants (et d’autres indépendants) « tout travail mérite salaire ».

Je ne fais pas d’illustrations. Cela rejoint pas mal le « je ne dessine pas ». En effet, quand on se présente en tant que « graphiste » (d’ailleurs je le fais rarement), c’est un domaine tellement vaste que très vite on pense qu’un graphiste fait des illustrations, ou en tous cas quelque chose de lié au dessin. Mais voilà dans la sphère du graphisme il y a des Webdesigners, des Designers UX/UI (User Expérience & User Interface), des Illustrateurs, des Motion Designers (qui font des animations), des Designers Print, des Designers 3D, des Game Designers, des Typographes (oui oui il y a vraiment un designer derrière chaque police d’écriture ! Je les aime ces gens <3)
Moi-même je ne connais pas encore toutes les spécialités de mon domaine ^^.

Un métier de passion, de patience et de diplomatie

Je suis une designer encore assez jeune, même si (d’après ma chef) je ne suis plus une designer « junior ». Toutefois, après de longues heures à faire de la veille numérique, à faire des projets, il y a bien des choses que j’ai compris sur mon métier.

En France, le graphiste n’est pas légitime. C’est triste, c’est même très moche. Peu importe le domaine du graphisme que vous ferez, à peu près les deux tiers des gens penseront que ce que vous faites c’est facile et même amusant mais que ce n’est pas un vrai travail. Et même s’il pense que c’est un travail, ils auront du mal à admettre qu’on puisse payer un designer. Mais pour le coup, cela vaut pour tous les métiers artistiques. Je ne saurais trop vous conseiller de lire la petite bande dessinée « Manger ou Créer?! » de Leslie Boulay qui traite de ce sujet.

Il y a un autre syndrome que le designer rencontre (que les autres artistes rencontre peut-être moins). C’est se retrouver face à des gens qui penseront mieux faire votre travail que vous. Alors ça, je le vis TOUS LE TEMPS. Et c’est agaçant et avalisant. Sur le principe, vous vous retrouverez à faire le robot car ce ne sera plus de votre ressort de créer voire d’imaginer un design, non non, parce que ça sera un autre qui le fera (chef de projet, marketeux, chef de produit, …). Votre travail se résumera à être l’exécutant des idées d’un autre, tout simplement parce que vous savez un peu plus utiliser les logiciels de graphisme… Bon ça existe dans notre métier, l’exécution. Et il est vrai qu’il y a deux castes chez les designers : ceux qui imaginent et ceux qui déclinent. Soit. Mais quand c’est quelqu’un qui n’est pas du tout graphiste… On a juste l’impression de se faire avoir.
Parfois même, certain chef de projet (par curiosité ou par envie d’aller plus vite) vont savoir utiliser les grosses bases de vos logiciels préférés (photoshop, illustrator, sketch…) et là vous vous retrouverez à commencer un projet et ne plus avoir de nouvelles du tout après. Tout simplement parce que le chef de projet aura fait des « maquettouilles » par dessus vos maquettes sans vous le dire et parce que vous n’aviez « pas le temps ». Ce qui peut paraître comme un service rendu peut parfois amener à de gros quiproquos… C’est du vécu.
S’il vous plaît, je ne viens pas faire votre code, ni vos cahiers des charges, je ne me permettrai pas sans votre permission de modifier votre documentation… Alors soyez tendres avec nos maquettes, ce sont nos bébés après tout 😉 !

Mais alors Mac ou PC ?

Aujourd’hui on me demande toujours pourquoi – alors que je suis « graphiste » – je ne suis [toujours] pas sous Mac. Vaste débat dans la profession…
Les « pour » je les connais bien, je les ai même assimilés assez facilement : belles images, belles couleurs, fluidité, cadre de travail plus agréable, vaste choix de logiciels pour la profession (notamment Sketch – qui est très plébiscité dans notre métier) et j’en passe.

Mais voilà, je suis une incontournable du PC – je suis née avec une tour à côté de moi. Et j’ai besoin de pouvoir ouvrir ma « bécane » comme je le dis. Alors certes, Windows est ce qu’il est là – j’attends encore que la suite Adobe soit compatible sous Ubuntu (je rêve je sais…). Et puis, faut avouer que mon ordinateur monté par mes soins est plus puissant qu’un mac book pro, 1500€ en moins.

C’est un choix complexe, je dirais même « personnel ». Peut-être qu’un jour j’y passerai (par contrainte? A cause de Sketch?), mais en attendant je reste sous mon PC et mon laptop à la Fraise (et non à la Pomme). Puis d’ailleurs Adobe travaille sur un concurrent féroce pour Sketch, nommé « Project Comet » j’ai hâte de voir ça et une fois de plus résister encore et toujours à l’I-envahisseurs ;-)…

Et vous, comment voyez-vous le métier de « graphiste »?
Vous avez des expériences à partager?
Et un BIG BISOU à tous les collègues <3

 

 

Elle a vu « Fed Up, the Movie »

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Un nouvel épisode de la catégorie « Et à la fin de l’histoire ils meurent tous », un documentaire dont j’ai apprécié le visionnage que je vous présente ici, toujours sur des sujets sensibles ! Préparez vos frigos les loulous !

Quoi & de Qui

Il s’agit d’un film documentaire américain de Stéphanie Soechtig, produit en 2014.

Ça raconte quoi

Cette étude veux nous faire comprendre pourquoi, en dépit de l’attention des médias, de la fascination des gens pour l’apparence et des politiques mises en place par le gouvernement pour lutter contre l’obésité, des générations entières d’américains vont maintenant vivre moins longtemps que leurs parents.

Pourquoi ça m’a plu

Déjà il commence assez fort. Dans les premières minutes du documentaire, il présente différents médias qui parle tous une épidémie mondiale qui prend de plus en plus d’ampleur. Pour une personne lambda on se demande de quoi il s’agit – car qui dit « épidémie » pense « maladie » avec les symptômes et tout le toutim. Mais pour le coup on le saurait tous si on était victime d’une épidémie mondiale.

On comprend après qu’il s’agit de l’épidémie « d’obésité ». Le mot est dit.

L’approche qu’ils utilisent est assez classique. On suit le quotidien de trois adolescents en obésité (de grave à morbide) qui se filment eux-mêmes. Entre-coupé par des interviews de spécialistes et célébrités de la politique et de l’industrie – des recherches sur le milieu de l’agro-alimentaire et le débat « bien manger ou bien bouger? ».

Tout cela est ponctué par des démonstrations qui comparent des aliments « bruts » (fruits, légumes, etc…) à des aliments transformés (soda, pizza,…) sur les effets qu’ils ont une fois ingérés. Ça met très bien en lumière le fait qu’une calorie n’a aucune valeur de santé, calculer ses calories n’aident pas à être en meilleure forme (je souligne bien « meilleure forme » et non pas « maigrir/mincir » – perdre du poids n’est pas forcément en corrélation avec une alimentation saine et équilibrée).

Ils finissent leur bilan (très?) alarmiste par une note extrêmement positive. Qu’il ne tient qu’à nous de bien manger et d’arrêter ce qui est mauvais pour nous.

Pourquoi ça ne vous plaira peut-être pas

L’approche « télé-réalité » des jeunes interviewés, qui se filment eux-mêmes d’ailleurs, est parfois très très lourde.

Non loin de moi d’être dénaturé de toute sensibilité, mais il faut avouer que parfois c’est extrêmement gênant ce mélo-dramatisme exacerbé qui frôle le voyeurisme franchement pervers. L

aissés ces pauvres mômes tranquilles, on sait qu’ils sont mal dans leur peau parce qu’ils sont obèses, qu’ils font énormément d’efforts pour ne plus l’être (foi d’ancienne obèse !). Les montrer dégoulinant de larmes et de morves ne les aidera pas à aller mieux et ne nous aidera pas non plus à être plus activiste.

Montrer oui, mais avec mesure et réflexion !

Où pouvez-vous le voir ?

Sur Netflix (une nouvelle fois), il est également disponible en DVD/Blue-Ray — attention il s’agit d’un documentaire en anglais sous-titré.

Alors Fed Up the Movie, l’avez-vous vu ?
Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Elle a lu « La Planète aux vents de folie », Tome 1 de la Romance de Ténébreuse

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Un petit peu de lecture!

Grâce à l’article de Madmoizelle, sur « Parler d’écologie autrement en trois romans », je me suis laissée tenter par le premier tome de la Romance de Ténébreuse – « La Planète aux vents de folie » – écrit par la regrettée Marion Zimmer Bradley.

Une histoire d’amour déjà existante

Avant de parler du livre en lui-même, sachez que M.Z. Bradley & Moi avons déjà des antécédents ensemble… Et oui j’ai adoré cette auteur dès que j’ai lu ses « Dames du Lac ». Bon faut dire que le roman commence comme ça « Morgane parle… », alors évidemment que j’allais aimer ! D’ailleurs, bien avant elle, portant le nom de la fée, j’ai été baigné dans les récits des chevaliers de la table ronde depuis toute toute petite. Autant dire que c’était un amour déjà bien acquis.

Mais voilà elle a fait chaviré mon tout jeune coeur de féministe/militante/écolo/… Quand on est ado, on se construit (ah oui ???), et il faut bien l’avouer… Son roman m’a construite, il a dessiné la jeune femme que je suis aujourd’hui — Mais voilà parler de l’influence qu’à eu la Fée Morgane – et les innombrables lectures qui vont avec – sur moi, n’est pas le sujet de cet article.

Je ne suis pas très science-fiction et pourtant…

Oui c’est vrai. En science-fiction, j’ai du lire H2G2 (et encore que le premier tôme), l’incroyable « La nuit des Temps » de René Barjavel, mais c’est tout je crois. Je ne mettrais pas les dystopies dans le lot (ce qui devrait être le cas) qui est un genre que j’adore particulièrement (le merveilleux « Farenheit 451 » notamment…).

Bon autant dire que quand j’ai commencé ce roman, je n’étais pas sous les meilleurs auspices, surtout quand on commence un nouveau genre. Me familiariser avec la grandeur de l’univers, de la galaxie, avec toutes ces histoires d’astronef,… Parfois ça me donne le vertige. Je me souviens avoir eu une frayeur au ventre en lisant le passage sur le soleil de la dite-planète « rouge, déjà plus vieux que notre soleil ». Oui il est vrai, le genre « Science Fiction » me rappelle, à bien des égards, que rien n’est éternel et après j’ai des angoisses (JOIE!).

MAIS, une fois passée les crises de panique, ce roman se lit tout seul, vraiment…

Aucun attachement mais affection globale

Quand je lis des romans j’ai tendance soit à m’approprier un personnage (« ouais elle/il est comme moi, c’est trop génial !), soit à en tomber amoureuse (très classique…). Là je dois avouer, ni l’un, ni l’autre. Tout simplement, je n’ai été proche d’aucun des personnes, mais ça n’a pas gêné ma lecture pour autant. En effet, le récit est tellement fluide que j’ai bien senti que je n’étais que spectateur de ce qu’il se passait. Je n’ai pas été frustrée pour autant, et cela même si la narration est centré autour de l’un des personnages (tiens même lui je m’y suis pas attachée, c’est incroyable!).

 

De la magie mais pas que…

Tout au long du roman on sait qu’il se passe quelque chose, sans comprendre. Que les esprits s’ouvrent, qu’un changement est à venir dans l’inconscient de tout les personnages. Et cette chose est très psychique et liée à leur environnement. Je les ai envié, découvrir toutes ces facultés, c’est à la fois magique et en même temps on a tout le côté très scientifique et calculé de notre civilisation. C’est un roman qui sait rester actuel même s’il se passe à des années lumières de nous.

Un roman féministe dans notre présent

L’histoire laisse entrevoir notre quotidien tel qu’il aurait été s’il y avait eu de vrais changements dans les mœurs. Je parle ici d’égalité, d’une réelle égalité entre les sexes – et pas seulement entre les sexes. Ça parle contraception, carrière, famille, etc. L’une des personnages abordent le fait qu’elles ne souhaitent pas, et très ouvertement, enfanter et être comme elle le dit « un simple réceptacle à la vie », qu’elle ne veut pas de ça. Et c’est accepté, le fait qu’elle ne veuille pas de l’enfant, que les autres ne l’empêchent pas. Mais l’acceptation également des autres femmes à en avoir n’est pas pointé du doigts.

Il s’agit là d’une société, où peu importe son sexe, on fait ses propres choix sans contrainte sociale et sociétale – car dans ce présent-là il n’y a pas existence de ces contraintes.

Tout cela pour dire

Je l’ai dévoré et je me suis jeté sur le tome 2 – bon le choc a été rude car le second tome est totalement de la fantasy (et 2000 ans plus tard) – autant dire que ça fait drôle.

Il m’a renoué avec la Science Fiction, je le recommande à tout le monde et puis il se lit si facilement,

pourquoi s’en priver ?

Elle cuisine le Bibimbap

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Lors de mon séjour universitaire en Corée du Sud (à la Chonbuk University plus précisément) [oui oui je me la pète — voilà voilà] on nous a dispensé la merveilleuse/sublime/délectable/délicieuse recette du Bibimbap – celle de Jeonju (la ville où nous étions).

Un peu d’histoire du Bibimbap

Wikipedia nous dit [merci à lui] :

« Le bibimbap (hangeul : 비빔밥 en ) est un mets très populaire en Corée. La plupart du temps, il s’agit d’un mélange de riz, de viande de bœuf, de légumes sautés ou blanchis ensuite assaisonnés et d’un œuf sur le plat, le tout relevé par de la pâte de piment coréenne fermentée (Gochujang, 고추장 en hangeul) généralement servi ensemble ou séparément afin de laisser aux convives le soin de ne mettre que la quantité désirée.

Le nom « bibimbap » vient de la forme verbale phonétique « bibimbmada » signifiant en coréen « mélanger » et de « bap », le riz.

Comme généralement tous les plats de riz en cuisine coréenne, il est accompagné des traditionnels banchans. Il peut s’agrémenter de kimchi, de la soupe, etc.

Il est souvent servi dans un bol en pierre (dolsot – 돌솥 en hangeul) chaud, et est alors nommé dolsot bibimbap (돌솥비빔밥 en hangeul). »

D’ailleurs en cherchant la bonne définition j’ai pu apprendre qu’il y a un restaurant coréen qui porte le nom de ce plat à Paris 5em – si ça vous intéresse c’est par ici !

Pourquoi celui de Jeonju est différent ?

Déjà il est végétarien. BAM. Le Bibimbap tel qu’on nous l’a appris est cuisiné avec seulement des légumes et des champignons sur un lit de riz. Et la petite touche de la région c’est qu’il mette seulement le jaune d’oeuf – et cru ! – et non un oeuf au plat complet.

Mais rien que ça déjà, ça en fait l’un des meilleurs – selon moi.

Voici un bibimbap de Jeonju – on peut voir notamment la présence de Kimchi (chou mariné au piment) sur la droite, plat national coréen !

Alors comment qu’on fait un bibimbap (à la manière de Moi)

  1. On s’équipe de 4/5 ingrédients différents. Sur le principe c’est trois légumes, un champignon et une viande – dans cette recette j’ai mis courgettes, chou vert, poireau, carotte et concombre.
  2. On fait cuire du riz [préférez un semi-complet ou complet] pour une personne – soit entre 60 et 100 grammes pour les plus gourmands). La recette initiale veut qu’on cuise le riz dans l’eau de cuisson des pousses de soja, mais j’ai pas de pousses de soja… [d’ailleurs c’est un abus de langage, il s’agit de la germination de l’haricot mungo, voilà voilà] A savoir que ça donne beaucoup de goût 😉 Ne jetez pas votre eau de cuisson de riz dans votre canalisation, il peut servir comme désherbant ou soin pour les cheveux]
  3. Pendant que le riz cuit – taillez vos légumes en bâtonnets – si vous le pouvez. Clairement pour le chou par exemple, il suffit de le trancher pour avoir une découpe longiligne.
  4. Séparez chaque légume dans des ramequins. Chauffez un wok (ou une poêle) avec un peu d’huile de sésame. Puis faites sauter l’un des cinq ingrédients, ajoutez par la même occasion un jet de sauce soja – l’idéal étant la Tamari, elle est plus forte en saveur que les autres et enrobe très bien les aliments sautés au wok je trouve.
  5. Sautez votre ingrédient pendant 1/2 minutes, il faut qu’il garde tout son croquant. Retirez-le du wok et réservez-le.
  6. Répétez les étapes 4 et 5 pour les autres ingrédients.
  7. Disposez au fond de votre bol le riz, tassez le mais surtout ne l’écrasez pas, il faut qu’il reste aéré.
  8. Puis appliquez les autres ingrédients en cercle – les uns après les autres.
  9. Saupoudrez de graines de sésame ou de lin (certaines variantes intègrent également des pignons de pin), d’un peu de piment d’Espelette ou de piment doux d’Espagne (en fonction des sensibilités).
  10. (Optionnelle) Dans la recette originale, on dispose au centre un œuf au plat. Suivant la région du bibimbap, cet élément diffère. Mais pour celle de Jeonju, il faut faire un petit nid de pâte de Piment et y poser délicatement un jaune d’œuf cru.

Régalez-vous ! 😀

Crédits photo : Daniel Go

Elle a un grand frère

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SADNESS WARNING : attention cet article a été écrit sous un fort degré de malaise et de déception – surtout un besoin de l’écrire. Sachez néanmoins que vous pouvez passer votre chemin si vous voulez un article plus sympa [la semaine prochaine on parlera cuisine héhé]. Des gros bisous et beaucoup d’amour à vous <3

Je ne suis pas fille unique… ou presque.

J’ai un frère, de 12 ans mon aîné. C’est mon grand frère et aussi loin que remonte ma mémoire je l’ai toujours regardé et admiré avec mes yeux de petite soeur. Parce que c’est mon grand frère.

J’ai 26 ans, il en a 38. Quand j’ai eu 11/12 ans, il a quitté la maison, parce que lui en avait déjà plus de la vingtaine. Je n’ai pas beaucoup de souvenir AVEC lui, juste avec lui.

Je me souviens que je lui « volais » le modem dans sa chambre pour avoir internet. Que je lui ai piqué quelques livres dans sa bibliothèque. Qu’il ne se réveillait pas avant 13h le dimanche, pour le déjeuner en famille, et qu’il arrivait toujours en colère avec son vieux peignoir moche.

Mais il était déjà un adulte et je n’étais qu’une enfant.

Un grand frère jaloux ?

J’ai un soucis de reconnaissance. Depuis toujours, tout ce que je fais, je leur dit à eux, ma famille. Et surtout je lui dit à lui, mon grand frère. Cela a toujours été mal interprété, comme de la vantardise.

Mon frère dit que je suis trop gâtée. Trop privilégiée. Que j’ai coûté cher à nos parents, à cause de la fac, etc… Que lui n’a pas eu droit à tous ces traitements de faveurs.

Il disait que je n’étais qu’une « gourdasse » avec mes cours de philo, mes livres et mes lubies ridicules. Que je suis une gamine,  vraiment débile. Longtemps il disait, pour plaisanter « mais t’as du être adopté c’est pas possible ».

Pourtant si je fais tout ça c’est pour qu’il soit fier de sa petite soeur. Pour qu’il me fasse confiance, qu’il n’ait pas peur pour moi et ma vie « future ». Si je lui dit toutes ces choses c’est pour partager des choses avec lui, pour qu’on fasse des choses ensembles.

Mon frère, cet étranger désagréable

Je souffre de cette absence. J’ai mal au fond de moi de ne pas avoir une relation fraternelle saine et épanouie avec mon seul et unique frère.

Je parle de choses avec lui pour attirer son attention, pour qu’on ait un début de discussion tous les deux, un début de point commun. Mais toujours il le prend sur la défensive. Toujours il le prend comme argent comptant et s’en sert contre moi.

Je l’appelais juste pour qu’on parle ensemble, vu qu’il a déjà fait expérience de choses que je ne connais pas encore. De façon saine et non agressive. Parce que c’est mon frère et que j’ai confiance en lui. 

J’ai pas besoin qu’on me rabâche que je suis une gamine qui fait des conneries. Parce que ce n’est pas vrai.

Je n’ai pas vécu d’échec, mais des expériences qui m’ont grandi et forgées la femme que je suis aujourd’hui. Je ne veux pas prendre les choses de façon négative, qu’elles soient passées ou non. Parce que j’estime que c’est en étant négatif que les choses négatives arrivent. Je crois en ça.

Je ne suis que joie \o/

Cette personne que j’aime malgré tout

Car je ne suis pas de ceux qui laisse tomber si facilement. Je suis têtue. Il est mon frère. J’espère un jour qu’il ouvrira sa conscience et qu’il comprendra que la seule chose que j’attends de lui c’est qu’il s’intéresse un peu à moi comme je m’intéresse à lui, que ce que je fais ce ne sont pas des choses ridicules mais une autre façon de voir la vie, que sa parole n’est pas parole d’évangile et que par conséquent j’ai le droit d’avoir mon avis.

J’espère qu’un jour il saura que je n’ai pas besoin de ses réflexions, de ses paroles blessantes vis-à-vis de mes choix, de ma conception des choses. Que je ne veux pas entendre une sempiternelle excuse complètement et totalement négative parce que OUI il y a des choses biens dans la vie, vraiment !

Je souhaite qu’un jour il se rende compte qu’il n’a pas pris le temps de connaître cette petite chose juste à côté de lui, qui attendait d’être prise dans ses bras et entendre :

« Je suis fière de toi, je t’aime ma sœur ».

 

Elle fait de la #depollutionnumerique

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Au hasard de la lecture du groupe facebook « Zéro Déchet Family » (en lien avec le blog du même nom), je suis tombée sur une mobilisation de Fullmobs dont l’énoncé est : « Résolution 2016 : du balai les vieux emails! #depollutionnumérique ».

En quoi ça consiste ?

C’est un défi sur tout le mois de janvier, assez simple, mais qui pour les plus vieilles boites mails peut être un peu long [wouhouuule @gmail qui date de 2008…]. L’idée est de supprimer les mails obsolètes/dépassés/vieux/… pour économiser de l’énergie. Car oui, stocker des mails ça coûte cher en énergie. Quand on sait qu’une boîte mail peut contenir au moins 65% de mails obsolètes et qu’une trentaine de mails stockés pendant 1 an équivaut à la consommation d’une ampoule sur une journée, ça fait un peu peur… Osez imaginer les millions/milliards/billiards de mails qui sommeillent dans toutes ces messageries. Ils attendent gentiment d’être supprimés en consommant allègrement les centaines de millions de watts perdus pour RIEN. Dur.

Comment vous pourriez être motivés ?

En atteignant au fur est à mesure leur objectif de mobilisation qui participent au défi, ils s’engagent à faire planter des arbres au Sénégal. Je ne saurai trop vous rappeler le rôle majeur qu’ont les arbres sur notre planète – un peu les poumons quoi, juste ça… – Concrètement, 1000 personnes engagés -> 1000 arbres seront plantés. A l’heure où j’écris cette article, ils y a 4985 personnes qui se sont mobilisés sur cet événement !

Ça ne vous suffit pas comme motivation ? Je ne sais pas vous mais quand je range [ou quand je me motive pour ranger… hahaha], une fois fait j’y vois beaucoup plus claire. Alors imaginez, votre messagerie qui date de la décennie dernière [comme moi quoa] avec le nombre incalculable de mails qu’elle contient avec leur lot d’utilité ou d’inutilité. « Pourquoi je garde ce mail de club internet O.O ? » oui oui, ressortez les fossiles et autres cimetières d’éléphants du net…

Illustration en image.

POURQUOI je garde ça?!

POURQUOI je garde ça?!

Non mais regardez-moi ça, 1498 mails !!! Sachant que je ne dépasse jamais la première page de ma boite de messagerie ><… Il est temps de nettoyer tous ça.

Oui mais le challenge est fini alors pourquoi en parler que maintenant

Ça n’est jamais terminé, car l’idée ici est de réveiller les consciences, de mobiliser les internautes et leur rappeler que chaque chose [numériques] a un coup énergétique. Alors vous voyez, il n’est pas trop tard pour nettoyer votre boite de messagerie.

Il n’est jamais trop tard 😉 !

Elle fait de la Lucette !

Mon mercenaire m’a fait remarqué hier soir que je n’avais pas encore parlé de ma nouvelle activité « occupes-tes-doigts ».  Pourtant il y a quelques semaines j’ai lâché la News sur mon Instagram, voyez plutôt…

Mieux que tout les candy machin bidule, angry bird et tout les tralala… La Lucette \o/ ! #jeuDansLeRer #inTheTrain #funny #medieval

Une photo publiée par Morgane Choiset (@morgane.martine.cht) le

Je suis tombée dans cette « activité » grâce à la maman de mon mercenaire et je crois pouvoir dire qu’elle a créé une addict… 😛

Mais alors c’est quoi la Lucette ?

Non, ce n’est pas ma grand-mère, d’ailleurs elle s’appelait Antoinette voilà voilà.
Donc la lucette (ou lucet — oui oui j’ai fait quelques recherches quand même) c’est un outil de tressage de la laine qui sert à fabriquer des cordons/lacets. Ces cordons étaient utilisés comme lien sur les vêtements, pour accrocher des objets à la ceinture, fermer des aumônières et des bourses, pour décorer et lacer en général.

Le cordon qui résulte de la lucette est en fait une série de nœuds , assez solide et légèrement élastique (mais pour le coup je pense que ces deux spécificités diffèrent en fonction de la laine qu’on utilise – et notamment la grosseur du fil).

A priori c’est un outil dont l’utilisation a diminué après le XIIème siècle, puis relancé aux alentours du XVIIème siècle. Bon par contre comme vous pouvez le constatez, aujourd’hui il est pas DU TOUT utilisé (sauf par les passionnés, les curieux, …).

Mais il n’a pas totalement disparu… Si si! Je suis sûre que vous vous souvenez quand vous étiez petit de cette chose qui tressait des tubes de laine. Mais siiiiiiiiii, le fameux TRICOTIN.

Crédits photo: Dille & Camille (http://www.dille-kamille.nl/fr/shop/c/707/a/1647/tricotin-bois-de-hetre-6-5-cm)

Crédits photo: Dille & Camille (http://www.dille-kamille.nl/fr/shop/c/707/a/1647/tricotin-bois-de-hetre-6-5-cm)

Bon entre nous je ne pense pas qu’on puisse se servir du cordon du tricotin comme celui de la lucette – étant donné que l’ouvrage du tricotin est beaucoup plus fragile. Néanmoins le principe est le même (l’utilité en moins).

Bon et la lucette pourquoi elle est extraordinaire ?

Au-delà de son utilité – ouiiiii ça va me servir quand je surmonterai ma peur de la confection de la robe médiévale [dixit la fille qui a fait deux robes XVIIIe… Logique] – elle a vraiment la capacité de rendre accro et d’occuper les doigts de façon significatives.

Comme je le souligne dans mon post Instagram, oubliez les Candy Crush, les Angry Birds, la lucette c’est tellement mieux – et en plus c’est pratique [je l’ai déjà dit combien de fois?]. Pas de problème de batterie, enfin le seul « problème » c’est quand y’a plus de laine, mais d’ici que vous finissiez une pelote de laines juste en faisant un cordon y’a le temps de voir venir, si vous voyez ce que je veux dire 😉 !

Et comment on en fait ?

Comme vous êtes des gentils mignons, je vous ai trouvé un petit tuto – très bien expliqué – sur Youtube, que voici :

Et vous savez quoi ? Il paraît qu’on peut en faire sans la lucette, c’est la soeur de mon mercenaire qui ma l’a soufflé… 😉

Décidément, il est tellement plus simple de faire ses propres lacets !

Elle n’a pas disparu dans les tréfonds de 2015

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Cher(e)s lecteurs/trices, nous allons parler de 2015 !

L’heure du bilan

Je peux dire, sans vous mentir, que 2015 a été une année mitigée, très mitigée. Quand je regarde derrière moi, je me rend compte que ça a été l’année de tous les changements, positifs ET négatifs. Aujourd’hui, alors que 2016 a commencé, j’ai l’impression de mieux savoir vers quoi je veux aller [et ça c’est cooooool].

Changement géographique

J’ai pris mon envol et c’est assez énorme. Etant peureuse de nature, j’ai tendance à tout vouloir prévoir. Comme dit le proverbe « vaut mieux prévenir, que guérir », mes [au moins] dix budgets prévisionnels en témoignent… Et me voilà aujourd’hui dans mon chez moi (en location), mon petit 28m² avec petite terrasse, au dernier étage d’un immeuble tout neuf avec vue sur le bois St-Martin [POM POM POM, vous la sentez la grande classe ?].

Vue de mon futur appartement #blueSky #sun Emménagement le 29 Mai!!!

Une photo publiée par Morgane Choiset (@morgane.martine.cht) le

Changement de régime

Ce n’est plus un secret pour personne, mais en juin dernier dès lors que je me suis installée, j’en ai profité pour enfin passée végétalienne. Bien qu’après plusieurs mois, le terme le plus exact serait « flexivore » étant donné que je suis végétalienne qu’entre mes murs, là où je sais que je n’impacte et n’oblige personne à me suivre – et « végétarienne en société » comme j’aime à m’appeler.

Même si, entre nous, j’ai hâte que le végétalisme se démocratise un peu plus, car en dehors de chez soi, on manque de choix… Par expérience, lors d’un déjeuner professionnelle, je me suis retrouvée dans un restaurant assez cotée de la capitale où il n’était proposé AUCUN plat végétarien. Et là on fait quoi ? On reste patient…

Bon en attendant, je reste avec mon nouveau régime, j’apprends plein de choses et de manières de cuisiner autrement – et aux autres aussi – la mayonnaise sans oeufs, le pain perdu sans lait ni oeufs, le tartare sans viande, … Je fais de la cuisine magique, comme le souligne mon cher mercenaire!

Changement de taille

Qui dit nouveau régime dit « nouvelle hygiène de vie » ! Il est vrai qu’avec mon passage au végétalisme je me suis penchée sur pas mal de sujets de nutritions, notamment sur les sucres/sels/céréales complètes, la lecture des étiquettes, le home-made, … Et tout cela mis ensemble donne douze kilos en moins sur la balance !

Je dois l’avouer, je n’ai pas fait qu’arrêter de manger de la m**de… J’ai fait [un tout petit peu] d’exercices. Après 3 semaines d’essai du Top Body Challenge, j’ai compris que faire des mouvements seule dans le vent n’était pas hyper motivant. J’ai donc franchi le pas de porte d’une salle de sport avec l’aide de deux/trois copines. Même si je n’y ai pas remis les pieds depuis Novembre [je vais à l’auto école à la place – ET OUAIS je me suis inscrite au permis \o/ !], je compte bien mettre à contribution ma petite carte rose [quand je l’aurai obtenu] pour y retourner, et revenir chez moi peinarde — Parce que bon prendre deux bus après 21h… C’est pas que je sois peureuse, hein, et parano avec ça…

Changement de philosophie

Non en fait je n’ai pas réellement changé de philosophie. Je l’avais déjà cette philosophie, mais comme je le soulignais dans mon article sur mon passage au végétalisme, c’est plus simple de mettre en oeuvre ses choix une fois qu’on est chez soi. Mes choix c’est des produits du quotidien plus propre et plus sain, pour mon corps et l’environnement [à mon niveau, bien entendu], une réduction de mes déchets [au fur et à mesure], un petit peu de permaculture sur mon balcon [alleeeez sur 5m² je suis sûre qu’on peut faire plein de choses ^^], une miette de matraquage dans les conversations de mon entourage [promis, je ne suis pas trop engagée…].

Le tout agrémenté par de formidables lectures tout au long de cette fin d’année notamment « Zéro déchet » de Béa Johnson, « Le charme discret de l’intestin » [lecture que je conseille à tous – vous ne verrez plus les antibiotiques de la même manière] de Giulia Enders, « Le pouvoir du moment présent » [que je n’ai pas encore terminé] d’Eckhart Tolle – pour ne citer qu’eux…

J’ai pleinement pris possession des préceptes de la Slow Life [et c’est le pied] !

My sweet #homemade shampoo ! #doityourself #lowpoo #slowcosmetique

Une photo publiée par Morgane Choiset (@morgane.martine.cht) le

Changement de cœur [et de raison ?]

C’est à la fois de merveilleuses et douloureuses nouvelles. Je n’ai encore jamais parlé ici de mes relations amoureuses/amicales. Et 2015 a été l’année des choix, en terme de relation.

J’ai laissé passé des choses et égoïstement, même très lâchement, j’ai laissé couler. Pas par manque de motivation, mais surtout par peur, par manque de courage, par résignation et conviction que c’était bien comme ça. Ce sont mes moments les plus marquants de cette année – bien qu’il en fut les plus invisibles.

Cette année 2015 j’ai hurlé, j’ai crié, j’ai pleuré, j’ai détesté, mais j’ai aussi aimé. Beaucoup.

J’ai fait le choix d’aimer, d’être moi-même, d’en espérer mieux, d’arrêter de mentir, de croire que la vie ce n’est pas qu’une succession de compromis, de renoncement et de dévouement.

La vie, enfin la mienne, elle m’a fait comprendre un truc en Septembre dernier. Elle m’a dit que je me plantais carrément, que je m’empêchais d’avancer et de leur permettre à eux aussi d’avancer, je sais qu’ils le comprendront un jour.

Home Sweet Home #deco #paillasson #aliceinwonderland

Une photo publiée par Morgane Choiset (@morgane.martine.cht) le

2015, ce n’est pas que des changements mais encore et surtout…

Des costumes, des jeux de rôles grandeur nature, des amis qui sont encore là [et les nouveaux qui s’incrustent], une famille complètement barrée [dans le bon comme le mauvais sens], de franches rigolades, des crémaillères annulées [je suis la maudite des crémaillères], du retour à l’écriture et de la naissance de ce blog…

Pas de raison que 2016 ne soit pas aussi riche… C’est tout ce que je vous souhaite !

Elle croit aux fées

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Titre étonnant n’est-ce pas ? Et pourtant c’est vrai. La personne qui écrit ces mots devant vous, là maintenant, croit aux fées. Non, non, je ne me moque pas de vous. 😉

Quand j’étais petite, je commandais au Vent. Je parlais aux arbres. J’entendais des tas de choses dans mon jardin, dans la forêt. Je voyais des tas de choses dont je ne me souviens pas aujourd’hui.

Quand j’étais petite, j’ai vu une fée.

L’usage, la société, l’entité du Surmoi (pour reprendre les termes de Freud) voudraient que je dise plutôt « Quand j’étais petite, j’ai cru avoir vu une fée. »

Quand je l’ai raconté à mon tendre mercenaire et que j’ai utilisé cette formulation il m’a répondu « pourquoi tu dis que tu as cru voir une fée; si tu crois en elle, alors c’est que tu l’as vu ».

Dans mes études

Au début de mes études en Lettres, je me suis inscrite dans un cours en option « Les contes dans la tradition orale ». Peut-être que vous n’y verrez pas tous de suite le rapport – dans ce cours nous avons étudié l’origine et le sens véritable des contes. Dit aussi « les Contes de Fées ». Et non les contes ne sortent pas de l’imagination de Perrault, ni même des frères Grimm, ils leurs sont bien plus anciens.

Ce que j’ai retenu de plus probant est qu’on connaît d’innombrables versions du Petit Chaperon avec des péripéties en plus ou en moins et une issue connue de tous – dont la version la plus ancienne date d’ancienne Egypte (si si !) – mais voilà ce conte a existé à différents instants et endroits de notre monde sans que pour autant il n’y ai eu de communication entre les peuples à ces moments-là. Notre professeur nous avait dit « c’est encore un grand mystère, on ne l’explique pas, on a essayé pourtant ».

Vous ne voyez toujours pas où je veux en venir ? Bah toutes ces histoires, c’est vraiment arrivé ! Si si, j’y crois ^^.

Dans mes lectures

Bon après je suis tombée sur une « antiquité ». « Antiquité » car il s’agit d’un livre qui aujourd’hui n’est plus édité du tout. Quand je suis allée le faire dédicacé par son auteur, lui-même l’a dit « mais qu’avez-vous sorti de la poussière ? ».

Il s’agit du livre « Enquête sur l’existence des fées et des esprits de la nature » par Edouard Brasey. Tout le monde devrait lire ce livre, il est tellement merveilleux ! C’est comme si, pendant que je parcourais toutes ces pages, on me répétait « mais tu vois, tu n’as pas rêvé, c’est vraiment là mais il n’y a plus personne pour voir et écouter… ».

Je me souviens d’un passage, expliquant que la dernière apparition de fées en France a été daté dans les années 20 – puis après plus rien… C’est triste non ?

Je pense que beaucoup de mondes se doutent qu’il y a autre chose que le monde visible. Et je ne veux juste pas l’espérer, je le sais.

Pourquoi j’y crois si fort

Pour un monde plus beau, plus extraordinaire. Parce que la nature détient un tel équilibre qu’elle ne peut pas être mesuré et quantifié juste par ce que l’on voit d’elle. Parce que j’y ai cru petite, malgré les remarques de mes parents et de mon frère, et que j’ai tenu à ne jamais oublié ce sentiment/cette sensation qu’il se passe des choses autour de moi mais que personne n’ose regarder, où ne prenne le temps de voir.

Quand je regarde le documentaire « Il était une Forêt », j’ai cette sensation de grandeur, de merveilleux, d’incroyable, que nous humains nous avons oublié. Dans notre hâte à la technologie, à la science, aux mathématiques. Tout cela est très intéressant, mais il me semble qu’on a oublié quelque chose au passage, ou qu’on a perdu quelque chose… Au détour du 21ème siècle, on a fait tombé quelque chose dans le néant, qui j’espère reviendra vite.

Il y a très longtemps, mais je me souviens maintenant, la petite « moi » était obsédée par le documentaire « Microcosmos ». Quand j’y repense, ça devait être lié à toutes ces histoires de fées, de lutins, de nains, etc… Peut-être que dans ces images, je voyais les mêmes choses que dans mon jardin, cette évasion vers un autre monde.

Un jour…

Peut-être que je transmettrai mon regard sur ce monde à d’autres, cette croyance et cette envie de ne pas juste regarder avec mes yeux ces petites choses que l’on croit si silencieuse et si immobile, toujours à mieux voir et à mieux entendre, mieux comprendre

Ne croyez pas que la nature est immobile ou silencieuse, elle a tellement de choses à dire et à raconter (tout comme le ciel), alors prenez le temps de tendre l’oreille. Rien qu’un instant, éteignez vos smartphones, rangez votre casque, fermez vos ordinateurs. Allez écouter la sérénade du Vent entre les branches de ces arbres, soyez patient…

Et peut-être qu’au détour d’une feuille ou d’une fleur, vous verrez ce que j’ai vu, jadis. 

 

Crédits images : Frances Wright et l’une des fées de Cottingley – affaire des fées de Cottingley